Famille Bitulu

Je suis éducateur et formateur de carrière et de profession. Mon épouse m'accompagne dans ce métier et nous aimerions partager notre expérience et notre foi avec ceux qui nous liront. Les remarques et autres suggestions nous aideront à améliorer et enrichi

07 novembre 2005

Condoléances à la famille Franck Ngyke

 

"Ainsi parle l'Eternel:

On entend des cris à Rama,

Des lamentations, des larmes amères;

Rachel pleure ses enfants;

Elle refuse d'être consolée sur ses enfants,

Car ils ne sont plus."               (Jérémie 31:15)

Franck Ngyke n'est plus. Son épouse non plus. C'est avec des débris de balle dans le corps que leurs orphelins, très jeunes, apprennent à tenir le deuil. Le récit de cet événement illustratif du malaise social et de l'insécurité qui règnent dans notre chère patrie, ne laisse aucun compatriote indifférent. Les images des orphelins Franck narrant le drame qu'ils ont vécu ont fait couler les larmes de tous les fils et filles du Congo. Qu'avons-nous fait pour mériter pareil sort ? Quel est ce tueur implacable qui se présente chaque fois avec pour seul refrain "je suis venu te tuer" ?

Quand bien même nous savons tous que la mort est notre destin commun, personne n'accepte la souffrance morale de s'entendre dire "nous sommes venus te tuer". Ce sadisme révèle un degré de bestialité qui n'a d'égal que la déchéance de la société dans laquelle nous avons sombré. Abattre de sang froid un être humain ôte au tueur l'attribut d'humain. Nous avons donc affaire à une nouvelle race d'exterminateurs qui sont capables de tout faire couler en obéissant aux ordres. De qui ? Pourquoi ? Peut-être que nous ne le saurons jamais, comme dans d'autres cas semblables qui ont emporté le Père René De Haes, Professeur Nsumpi Tshimankinda, et autres...

Nos quartiers populaires sont exposés à ces crimes sans nom, abandonnés à tout jamais par ceux qui devraient veiller à leur protection et à leur développement. Même si après coup, des tueurs à gage sont présentés à la vindicte populaire pour appaiser le courroux, les défunts ne reviennent pas à la vie et leurs familles ne seront jamais dédommagées comme elles le méritent.

Plutôt que de crier vengeance, c'est vers l'Eternel que nous tournons nos regards pour implorer sa miséricorde afin qu'il suscite de nouveaux Machabées et de nouveaux Gédéons, capables de rétablir le culte de la vie à la place de celui du pouvoir, le culte du renoncement à la place de celui des avoirs, le culte de Dieu à la place de celui d'une idéologie hégémoniste.

Et nous présentons à Dieu notre disponibilité pour qu'il nous utilise comme instrument de sa miséricorde. Si quelque chose peut passer par nos modiques services, nous répondons comme la Vierge Marie : "Quia ego serva tua" ou comme le Christ Jésus : "Me voici O Dieu, pour faire ta volonté".

C'est dans cet état d'esprit que nous présentons à la famille journalistique congolaise, en général et en particulier aux orphelins de Franck, nos condoléances les plus profondes.

Alphonse-Marie Bitulu

Coordonnateur National - Unic

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15 octobre 2005

Les clandestins

Le drame des clandestins Maroc-Espagne (Ceuta,Melilla) nous inspire la réflexion suivante :

La misère, le chômage et l’insécurité sévissant en Afrique, la grande majorité de nos populations (surtout les jeunes) se sent de plus en plus attirée vers l’Occident.

En effet, ces pays sont vus comme un Eldorado par les pauvres d’Afrique, populations sans espoir dans leurs propres pays. Dans la plupart des pays africains, les tenants du pouvoir politique brillent par leurs égoïsmes. Egoïsme transparant à travers les écarts entre les avantages, les émoluments faramineux des gouvernants et les salaires modiques, les conditions de vie misérables de leurs administrés. Cas plus que visibles en RD Congo notamment où les jeunes écoliers du réseau public n’ont pas repris le chemin de l’école depuis la rentrée de Septembre, pour cause de grève des enseignants.

Les hommes au pouvoir s’illustrent également par leur incompétence.  Sur ce point précis, nous pouvons noter la ruine des sociétés prospères héritées de la colonisation, l’effondrement des systèmes économiques qui ont fait la fierté de leurs pays :  Zimbabwe, Côte d’Ivoire, Congo démocratique, …

Ils montrent enfin une inconscience étonnante : face au drame à répétition entre le Maroc et l’Espagne, alors qu’il y a eu mort d’hommes, les Gouvernements occidentaux se réunissent (les Ministres de l’Intérieur) tandis que ceux des pays africains gardent un mutisme coupable soulignant le peu de souci qu’ils ont de la vie des ressortissants hors et dans leurs pays respectifs.

Par ailleurs, l’on pourrait être tenté d’appuyer les motivations des gouvernements occidentaux face à ce phénomène : un des leurs (Espagne), la sécurité et le travail des leurs populations sont concernés directement par le flux des envahisseurs.

Mais que les Européens ne se trompent pas. Ils sont en partie responsables de la situation. Pendant plusieurs décennies, ils ont hissé et maintenu au pouvoir des hommes impopulaires, incompétents et sanguinaires. Ils ont exacerbé les sentiments tribalo-ethniques facteurs des divisions déchirant encore aujourd’hui certaines contrées en Afrique : Soudan, Somalie, Congo (Katanga-Kasaï), Rwanda, Burundi,…

En outre, les entreprises occidentales (multinationales) écument les mers, le ciel et le sol africain jusqu’à ces jours pour le bien des populations vivant dans une opulence sans partage et sont à la base de certains troubles parmi les populations : drame des Ogoni au Nigeria, des populations tchadiennes,… avec l’exploitation pétrolifère. Dans La tierce église est là, WALBERT BULMANN, un prêtre allemand, avait prévenu les nations occidentales à ce propos. Il est donc temps que les européens comprennent que le bonheur solitaire n’existe pas. Un riche entouré des pauvres courra toujours le danger d’être pris d’assaut par ses voisins.

Et tant que les guerres et la pauvreté continueront à miner le pouvoir d’achat et la sécurité des populations africaines, le drame de l’immigration clandestine continuera à hanter les nations occidentales. Des flux de plus en plus massifs envahiront toujours l’Occident.

Et l’Europe "sarcoziste" veut verrouiller ses frontières en réunissant ses ministres de l’Intérieur au lieu de penser à un plan Marshall pour venir en aide aux populations de plus en plus réduites à vivre d’expédients par une mondialisation sourde aux cris de détresse de toute la jeunesse du continent.

Et l’Occident "francophoniste" se complaît en rencontres intergouvernementales pour le maintien d’un ordre d’exploitation, multiplie les formules tonitruantes (ajustement structurel, dialogue nord-sud, dialogue sud-sud, lusophonie, bonne gouvernance, démocratisation,…) pour mieux laminer les espoirs africains pour des lendemains meilleurs.

En effet, malgré les discours tonitruants du genre de La Baule, la jeunesse africaine voit son avenir s’obscurcir et toutes les perspectives se boucher malgré son talent, sa créativité, ses diplômes, les potentialités de sa terre.

Alors, il y a lieu de se demander combien de drames faut-il encore aujourd’hui pour faire cesser cette cécité entêtée face aux drames qui se multiplient ?

L’Afrique compte aujourd’hui de nombreuses victimes de "l’immigration-fuite" devant une misère de plus en plus inhumaine : des jeunes qui meurent écrasés dans les cavités des pneus d’avions, des familles qui se noient dans des embarcations de fortune d’un autre âge, des sans-papiers qui squattent des immeubles insalubres, des expulsés abandonnés en plein désert sans ration conséquente, des désespérés qui s’exposent aux balles des troupes venues les repousser. Troupes dont ils n’ignoraient pourtant pas les motivations, la détermination et l’armement avant de se risquer à escalader les barrières.

Jean MUPEPE MUTALA-MUNU Liona,

Kikwit / RDC.

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13 octobre 2005

D'où proviendra l'argent ?

Question sans objet puisque la réponse est connue. Une juste répartition du revenu national suffit pour rétribuer correctement les 230.000 enseignants du Congo Démocratique.

Voici des éléments de réponse fournis par l'Intersyndicale des Fonctionnaires et Agents de l'Etat :

L’INTERSYNDICALE DONNE DES LEÇONS AU GOUVERNEMENT

Pendant que les autres syndicats cogitent ensemble, l’Intersyndicale du Congo fait, en marge de ces assises, des propositions concrètes relatives à l’application de l’Accord de Mbudi. Cette plate-forme note que, sur la gestion du budget de l’Etat, l’orthodoxie financière est moins visible. Selon elle, cette situation peut se justifier par d’énormes difficultés qu’éprouvent les régies financières pour maximiser les recettes. Car, ce qui est inscrit dans la loi budgétaire n’est qu’un minimum à réaliser. Autant dire que les régies financières sonat capables de faire mieux et permettre au gouvernement de s’acquitter de ses engagements, notamment l’Accord de Mbudi.

Les difficultés qu’éprouvent les régies financières sont dues notamment à la fraude multiforme encouragée par l’impunité, l’absence criante d’imprimés de valeurs, la non-existence des circuits de transmission d’information entre les services d’assiettes, la Banque centrale du Congo et les régies financières, etc.

A ce propos, l’Intersyndicale du Congo estime que, en vue de maximiser les recettes pour pouvoir honorer les engagements pris à Mbudi, le gouvernement devrait poursuivre le renforcement de l’Administration fiscale, réduire les exonérations et accélérer le recouvrement des recettes perçues dans les provinces réunifiées. D’une manière claire, l’Intersyndicale propose à court terme ou dans l’immédiat la création d’un Fonds social au moyen d’une contribution spéciale des dignitaires par la réduction de leur train de vie, par leur amour du prochain et leur sens élevé du patriotisme. Il s’agit des membres de l’espace présidentiel, des membres du gouvernement, des députés et sénateurs, des mandataires publics.

L’Intersyndicale suggère la restauration de la taxe d’occupation parcellaire (Top) sur l’ensemble du territoire national. Sous d’autres cieux, cette taxe constitue l’une des plus grandes sources de financement de l’Etat.

Dans le même ordre d’idées, il est proposé la réinstauration de la Contribution personnelle minimum (Cpm). La Rd Congo, avec une population estimée à 30 millions de contribuables, pouvait gagner annuellement au moins 300 millions de dollars Us. Il en est de même de l’instauration d’une taxe sur le bail sans oublier les patentes qui constituent aussi une source de recettes de l’Etat non négligeables. A moyen terme, l’Intersyndicale invite le gouvernement à améliorer la perception des recettes par la motivation des services mobilisateurs au regard de réalisations, d’élaborer une loi sur les imprimés de valeurs, de sensibiliser les assujettis et de vulgariser les textes légaux en vigueur, d’encadrer convenablement les recettes des provinces réunifiées, etc.

Enfin, à long terme, la plate-forme suggère au gouvernement d’avoir une gestion budgétaire axée sur le résultat et non sur les moyens. A titre indicatif, le rapport des dépenses d’exécution du budget suivant la classification administrative – pour l’exercice 2004 - montre plusieurs dépassements tant au niveau des institutions que des ministères. Les causes de ces dépassements sont dues notamment, selon cette plate-forme, à l’irréalisme des crédits accordés aux services par l’autorité budgétaire, l’existence de plusieurs centres d’ordonnancement, etc.

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11 octobre 2005

Kisantu de tous les dangers

La grève qui a secoué l'enseignement primaire, secondaire et professionnel dans notre pays, empêchant la rentrée scolaire à la date du 05 septembre est suspendue depuis ce lundi 10 octobre. L'appel à la suspension a été lancé en termes mitigés par les coordinateurs des écoles conventionnées catholiques et islamiques. Le secteur officiel, représenté par le syndicat SYECO n'a pu formuler une proposition plus claire et s'est contenté d'annoncer la poursuite des concertations avec la base.

Essoufflement ou réalisme ?

Ni l'un ni l'autre, répondent les enseignants. Comme plusieurs personnes n'ont pas une bonne lecture de la mesure d'année blanche par l'UNESCO, bon nombre de parents ont craint cette éventualité et se sont empressés d'offrir de payer le supplément aux enseignants, pourvu que leurs enfants reprennent les cours. La vérité sur cette question est que l'année scolaire n'ayant pas encore commencé pour les enseignants, la grève n'a fait que reculer la date précise. Du reste, le calendrier scolaire peut être fixé à loisir par chaque pays, l'essentiel étant d'accomplir le temps obligatoire (soit environ 220 jours de classe). Ceci laisse la marge au pouvoir organisateur de considérer que l'année pouvait aller de novembre à août, même si cela décalerait les vacances de façon significative. On l'a déjà subi plusieurs fois dans ce pays, en réduisant les vacances de Noël et de Pâques à une seule semaine, celle des festivités.

Point n'est donc besoin de prétendre que les enseignants ont peur d'une année blanche. Ils sont mieux informés sur la question et pouvaient bien prolonger leur concertation en dehors des établissements scolaires, pour ne pas prêter le flanc à une quelconque manipulation.

C'est de la pure provocation que de parler d'intoxication politicienne à propos de ces revendications salariales qui révèlent au monde le fossé qui existe entre le gouvernement et la classe sociale des travailleurs. Ce fossé a permis une si forte paupérisation de la noble fonction d'enseignant que tout le monde l'exerce en attendant mieux. Ceux qui le peuvent cumulent les heures de travail en classe avec des activités "extra-muros" ou informelles, quand ils ne trouvent pas un arrangement entre plusieurs établissements où ils peuvent prester à temps partiel.

Les conséquences sont néfastes : une forte mortalité de jeunes enseignants dont l'organisme ne récupère les énergies dépensées puisque sous-payés de partout. Tous ceux qui traitent avec les enseignants ou autres fonctionnaires pour un contrat partent du salaire minimum interprofessionnel garanti que l'Etat impose à ses propres agents. Un état de faiblesse qui va jusqu'à permettre l'exploitation de nos matières grises par des expatriés pour des salaires de misère, pourvu qu'ils trouvent un moyen de s'octroyer un vol en catimini pour compléter sa rémunération.

L'enseignant est généralement un cadre formé qui sait lire et réfléchir sur son vécu et peut prendre des décisions autonomes et souveraines. Il n'a pas besoin d'adhérer à un parti politique pour savoir qu'il est mal payé et que son employeur dispose des moyens pour mieux honorer ses prestations. Ne le prenons pas pour un gamin ou une simple caisse de résonnance des "leaders politiques". D'ailleurs quel est ce politicien qui a pris partie pour les enseignants ? Toutes les couches sociales se sont mises à rêver du jour où la grève rapporterait le fruit escompté pour voir s'améliorer l'image de l'enseignement au Congo...

Quant au réalisme, personne ne croit sincèrement en un quelconque manque de moyens dans les caisses de l'Etat. Il suffit de causer avec les services générateurs de recettes administratives et d'exploitation pour apprendre qu'avec les recouvrements des secteurs douaniers et autres, l'on peut couvrir toutes les rubriques du budget national, et même aller au-delà. Tous ceux qui l'ont compris ne comptent plus sur les minerais ou autres produits d'importation pour renflouer les caisses de l'Etat. Nous ne sommes pas le premier pays à récolter tant de fonds par les taxes et autres produits de la vente des services administratifs.

Prétendre aujourd'hui qu'avec l'arrêt de la production des grandes entreprises minières d'autrefois l'Etat est en mal de recette relève de la manipulation de la vérité. D'ailleurs, même à l'époque de l'apogée de ces sociétés, les fonds ne rentraient pas dans les caisses de l'Etat. C'est grâce à cela que l'on a enrichi les castes au pouvoir au point de les rendre intouchables : aussitôt les minerais exportés, les fonds étaient versés dans des comptes que l'Etat ne contrôlait pas puisque appartenant à des familles "royales".

Et l'enseignant congolais sait cela. Il refuse donc de reculer devant l'argument d'un déficit de trésorerie. Les gagne-gros peuvent consentir le partage de leurs émoluments, les services officiels peuvent et doivent déclarer leurs taux de recouvrement et verser les fonds à la trésorerie de l'Etat. Cela ne sert à rien d'organiser des raffles publiques comme cette collecte de fonds par les policiers de roulage à longueur de journée, sans que cet argent n'arrive dans les caisses de l'Etat. On va même jusqu'à créer des sous-structures pour multiplier les barrages et les services, non pour la sécurisation routière mais plutôt pour obliger les conducteurs à se plier à la loi du plus fort, sans que personne ne sache combien a récolté tel ou tel policier largué par son chef à un poste rentable.

Concertations de Kisantu

Depuis ce mardi, nous apprenons que les délégations des enseignants sont descendues à Kisantu pour poursuivre les concertations avec le gouvernement. Les grévistes n'ont fait que suspendre la grève et non la lever. Ils maintiennent le mot d'ordre jusqu'à l'obtention des avantages exigés par la base. Entre autres : l'application du premier palier des Accords de Mbudi - qui se situent bien au-delà de l'actuelle proposition du gouvernement.

Enn plus de ce palier, les grévistes veulent revenir à Kinshasa avec les décrets signés, conformément aux arrangements obtenus avec toutes les instances administratives, Présidence de la République y compris. Sans oublier la juste répartition de la cagnote présidentielle qui demeure floue sur sa nature : est-ce une prime mensuelle, trimestrielle ou annuelle, une révision à la hausse de la proposition gouvernementale ? La participation aux travaux d'élaboration du budget, ...

Enfin, il semblerait que les institutions financières internationales auraient appelé les tenants du pouvoir à réviser les salaires de la haute sphère afin de faire face aux revendications salariales fondées de la base. Si tel est le cas, alors, les choses sont sur les rails.

Toutes ces questions demeurent sans suite et l'on risque d'aller placer les syndicalistes devant des menaces qui les placeraient en position de faiblesse : l'impossibilité de rencontrer leurs bases pour décider. En éloignant les syndicats de Kinshasa, l'on réduit de beaucoup leurs forces de frappe et l'on risque de tronquer les résolutions. Il est grand temps que les enseignants de la base s'organisent pour imposer leur souveraineté sur toutes les résolutions qui seraient contraires à leurs intérêts. Les syndicalistes le savent et n'ont pas la mémoire courte après ce qu'ils ont ramassé le 03 octobre dernier.

Cela réduit les marges de manoeuvres des uns et des autres face à la bonne attitude morale à adopter. Mieux vaut agir en toute conscience pour le bien et l'intérêt de tous que vouloir flouer l'autre partie pour en tirer profit. La vérité ayant le défaut d'être têtue, risque de venir éclater au grand jour au moment où l'on s'y attend le moins. Et alors, c'est la catastrophe totale. L'imprévisible détruit alors tout !!!

Que la province du Bas-Congo ne devienne pas le lieu de la trahison tous azimuts. Après Sun-City, c'est là que les gens s'étaient repliés pour concocter un coup fourré qui a cautionné le dysfonctionnement ayant accouché du monstre à cinq têtes qui nous dirige. Un mandat de cinq ans ne semble pas avoir suffi, il faut ourdir des manigances pour prolonger la souffrance des autres. Pourquoi ?

Alphonse-Marie Bitulu

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03 octobre 2005

Jésus, le mauvais gestionnaire

Voici un essai de lecture économique de la bible. Ce texte date de 1995. Je n'ose pas le retoucher de peur de gâcher son originalité.

Bonne lecture.

G_rer2

L'Auteur

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La débandade

L'Assemblée générale des enseignants convoquée ce lundi 03 octobre 2005 en vue de la restitution a connu une forte participation. Comme d'habitude, en y allant, sur le chemin les enseignants sont applaudis et encouragés par toutes les couches sociales qui les qualifient déjà de héros pour signifier qu'ils sont hérauts de la lutte sociale de la libération. Les espoirs fondés en cette institution dépassent celle accordée aux décisions de l'assemblée nationale et celles du gouvernement.

On l'a constaté la semaine dernière, le gouvernement ayant menacé ceux qui ne reprendront pas l'école ou créeront une obstruction à ceux qui voudraient travailler avait exigé que les parents envoient les enfants à l'école comme toutes les mesures de sécurité étaient prises. Pour toute réponse, la dernière semaine du mois de septembre s'est achevée sans qu'un seul élève n'ait fréquenté l'école. Les parents ont rejoint les enseignants dans la radicalisation. Ils ont tous respecté le mot d'ordre de l'assemblée générale du lundi 26 septembre. Et comme il y était décidé que le suivant pas des négociations ne sera plus de l'initiative des enseignants mais du gouvernement. Au besoin, l'implication personnelle du Chef de l'Etat serait une bonne chose étant donné que les deux autres membres de l'espace présidentiel (Economie - Finance et Culture) n'ont pu convaincre personne sur la bonne volonté du gouvernement de remettre les élèves sur le banc de l'école. N'est-il pas le garant de la nation après tout ? Pourquoi se taît-il alors que le climat social s'infecte et s'embrase ?

Le Chef de l'Etat a saisi la balle lui envoyée et comme tout bon joueur, il a convoqué ses partenaires dans le domaine de l'éducation : parents, syndicats et coordinateurs des écoles conventionnées. Chaque groupe a été reçu séparément des autres, sans doute pour s'exprimer plus librement. Il serait pourtant de bon aloi de confronter tout le monde et de signer une sorte de pacte social avec les Ministres concernés.

Au sortir de ces audiences, tout le monde demeurait convaincu qu'il y aurait reprise cette semaine à cause de la compassion rencontrée auprès du Chef de l'Etat. En guise de compassion, c'était plutôt la corruption qu'on pouvait facilement déceler dans les dires des uns et des autres. Le sourire auquel les téléspectateurs ont eu droit à l'occasion de ces entretiens n'était pas celui de compassion mais de compromission. Car personne ne peut comprendre que devant la détresse des millions d'enfants privés de scolarité pendant trois semaines, le pouvoir central n'éprouve aucun regret, ne dit mot sur la médiocrité des chiffres proposés en salaires aux enseignants et cadres administratifs.

L'assemblée a donc démarré par un euphémisme de la part de la délégation : vous nous avez envoyé devant la tentation ! Quelle triste manière de désigner un gouvernement d'un pays ! Seul le diable tente ! Si ceux qui ont la charge publique devient une tentation pour leurs gouvernés, n'est-ce pas un désaveu public qui, sous d'autres cieux invoque la démission ? Alors, bien des choses sont à revoir chez nous !

Après cette introduction inhabituelle, une suite toute aussi inhabituelle : le discours au lieu d'une démonstration au tableau noir. Le rapporteur annonce que le Chef de l'Etat accorde 1.172.468.800 francs congolais aux enseignants en supplément de ce que le gouvernement a décidé, avant de poursuivre avec les autres mesures dont la signature de neuf décrets portant titularisant les cadres de commandement et un autre créant le Fonds pour la promotion de l'éducation, l'implication des enseignants dans les travaux d'élaboration du budget 2006. Les enseignants s'énervent : d'où provient cet argent et pourquoi leur est-il octroyé ? Quelles sont les modalités de sa répartition pour les 230.000 enseignants recensés par la commission ad hoc ? Et qu'est-ce que cela a à voir avec les revendications contenues dans le cahier de charge ? Serait-ce une façon de retourner au système décrié de cadeaux en lieu et place de salaires ? Les interventions fusent de toutes parts dans les sens les plus divers. On s'emploie à savoir ce que la délégation a finalement présenté au Chef de l'Etat.

Pendant ce temps, un texte circule dans la salle intitulé "Communiqué Nécrologique" dont voici la teneur : "Le Syndicat des Enseignants du Congo, "SYECO" et le SYNECAT "Syndicat des Enseignants Catholiques" ont la profonde douleur d'informer les parents, élèves et chefs d'établissements du décès de Madame "La Motivation des Enseignants" à l'hôpital général de Mbudi suite à une longue et pénible maladie, malgré les moyens thérapeutiques possibles lui administrés par des médecins spécialisés du Ministère de l'EPSP après son transfert pour les soins intensifs à l'hôpital général du gouvernement congolais. Le deuil se tient au siège du SYECO et du SYNECAT.

L'enterrement aura lieu ce lundi 3/10/05 au cimetière de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel. Que son âme repose définitivement en paix pour que vive l'éducation pour tous en R.D.C.". Comprenne qui pourra !

Pour toute réponse, le président de céans, Jean Bosco Puna Tsasa, secrétaire général du Synécat clame d'un ton solennel la suspension de la grève et, comme s'il s'y était préparé de longue date, il prend le large par une issue de secours pour échapper aux insultes et projectiles qui provenaient de partout dans la salle. Les responsables de paroisse Notre-Dame, se rendant compte de la situation font appel à la police anti-émeutes qui accourent aussitôt, contrairement aux us et moeurs qui sont les leurs lorsqu'il s'agit d'intervenir dans les querelles des gangs armés qui terrorisent les populations dans les quartiers.

La débandade est totale dans la salle et nul n'a le temps de savoir comment organiser la suite de la grève. Heureusement que la raison l'a vite emporté sur les sentiments épidermiques, d'autant qu'il s'agit bien d'un rassemblement d'éducateurs. La colère de la foule se calme assez rapidement et l'opinion se recentre vite pour en appeller au bon sens de chacun devant l'impasse voire le vide qui risquaient de fragiliser le mouvement. Sous la pression de la foule, les deux secrétaires généraux sont rattrapés et contraints de rédiger une autre déclaration et de la lire avant de se séparer.

Chose promise, chose due. Voici la teneur de la deuxième déclaration, la seule qui réunira l'assentiment des enseignants et qui fera force de loi pour la poursuite des opérations :

« Le Syndicat des enseignants du Congo et le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques du Congo ont convoqué une assemblée générale de restitution des entretiens qu’ils ont eus avec le chef de l’Etat le samedi 1er octobre 2005.

A l’issue de ces entretiens qui constituent une réponse à l’interpellation lancée en sa direction le lundi 26 septembre 2005, il s’est dégagé ce qui suit : l’augmentation par le gouvernement de 1.172.468.800 Francs congolais à l’enveloppe salariale obtenue à l’issue des travaux de la commission ad hoc ; la signature sans délai de neuf décrets qui titularisent les cadres de commandement et l’ensemble du personnel de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel et d’un autre décret qui concrétise le Fonds pour la promotion de l’éducation ; l’implication des enseignants dans les travaux relatifs à l’élaboration du budget 2006 en vue de dégager une enveloppe conséquente en faveur de l’éducation nationale ; le Syeco et le Synecat, qui considèrent l’Etat congolais seul employeur, le placent devant ses responsabilités pour l’amélioration des conditions socio-professionnelles des enseignants et la stabilité de l’année scolaire 2005-2006.

Saluant la volonté du chef de l’Etat à résoudre la crise qui secoue l’Epsp, les enseignants recommandent que les solutions concrètes soient trouvées avant la reprise de travail. Par ailleurs, la prise en charge des enseignants par les parents ne peut être réhabilitée à ce jour pour pouvoir soutenir le système éducatif congolais. En attendant, les enseignants décident de ne pas reprendre le travail jusqu’à l’octroi d’un salaire qui répond à leurs attentes conformément aux accords de Mbudi. »

Les enseignants se décident d'organiser une marche qui va les mener en colonnes rangées de la cathédrale Notre-Dame du Congo au Rond-Point de la Victoire où ils se sont dispersés. Les journalistes nombreux ont fait preuve de déontologie en présentant les images de cette manifestation dans parti pris. Un pas de plus vient d'être franchi dans la démocratisation du Congo. Les marcheurs n'ont pas été non plus inquiétés outre-mesure car les forces de l'ordre s'estiment, elles aussi, concernées par les Accords de Mbudi. Sans le manifester extérieurement par une mutinerie ou autre conduite incivique, elles affichent un comportement digne de grandes unités de maintien de l'ordre dans le monde.

La grève sociale la plus acerbe, celle des enseignants est désormais reconduite et se poursuivra avec de nouvelles péripéties qu'il faudra inventer. C'est l'affaire de chaque enseignant et de chaque Congolais, car hormis les 230.000 enseignants - parents, le pays compte plusieurs millions de parents paupérisés qui sont incapables d'assurer la scolarité de leur progéniture dans les écoles disposant encore d'un personnel qualifié et disposé à travailler puisque bien rémunérés. Pourquoi ne se constitueraient-ils en souteneurs de grévistes pour lancer des actions directes en direction du gouvernement pour le contraindre à se comporter correctement ?

Alphonse-Marie Bitulu

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Les disciples d'Emmaüs

Les disciples d’Emmaüs

La grève des enseignants entame sa quatrième semaine ce lundi 03 octobre 2005. Il est sept heures vingt minutes. Deux jeunes gens à l'âge de scolarité, en tenue bleu-blanc, ketchs pimpant neufs aux pieds, cartables tout aussi neufs sur le dos taillent bavette au niveau de la descente de la cité verte, non loin du complexe scolaire "Les Eucalyptus" voisin de l'enclos de l'Université Catholique (un chantier non entamé, juste clôturé) dans la commune de Mont Ngafula. Ils taillent bavette, manifestement découragés de rentrer à la maison. Quel enfant kinois aime encore la maison ? Ils préfèrent tous la rue à cause de la chaleur de la maison, même quand elle est climatisée. La SNEL ayant de plus en plus des ennuis avec la fourniture de l’énergie, les télévisions ayant opté de projeter les pièces de théâtres, films et images de concerts, quand ce n’est pas la prière et l’exorcisme, les enfants kinois ne trouvent plus leur compte que dans la rue. Comment vont-ils organiser leur journée ? C’est vrai, que les parents sont tous absents de la maison : le chat parti, la souris danse ! Mais cela, combien de temps cela va-t-il continuer encore ?

Hier encore, trop de communiqués flous, pour ne pas dire contradictoires ont été diffusés concernant la reprise des cours. Le gouvernement s’était réuni une deuxième fois en l’espace d’une semaine et avait traité de la question des enseignants, omettant de faire allusion à tous les autres secteurs publics qui ont débrayé. Sans revenir sur ses menaces non suivies de la dernière réunion, une nette reculade s’est manifestée en faveur de la contribution des parents, ou le retour à la case de départ. Ils ont également parlé d’une reprise au courant de la semaine, sans fixer une date précise, démocratie oblige ! Faut-il y lire un désaveu du ministre de l’enseignement, et par ricochet, du gouvernement tout entier ? Entre autres décisions édifiantes : interdiction aux services centraux d’aller importuner les gestionnaires d’écoles avec la perception de frais divers …

Les enseignants ont peut-être eu gain de cause : ils ont fait triompher la démocratie. Le gouvernement a compris que les syndicalistes ne pouvaient rien signer sans l’accord de la base, car c’est elle qui les délègue.

Une autre concession : les syndicalistes seront désormais associés à l’élaboration du budget ! Quelle conquête démocratique !!! Si cela pouvait réellement s’accomplir ainsi, nous pourrons acclamer des deux mains car le pays aura posé des pas de géant dans le sens de sa démocratisation. Et ces jalons une fois plantés, plus personne n’osera y toucher car les enseignants sont plusieurs milliers à les surveiller pour leur intégrité.

Les passagers à bord du bus s’étonnent que de tout le parcours, deux enfants seulement se retrouvent en uniforme pour l’école. Où sont les autres ? Pourquoi n’ont-ils pas répondu à l’appel du gouverneur de la ville et du gouvernement ? Ces gens-là ne disent pas la vérité. Seuls les syndicats communiquent la ligne de conduite à adopter.

Sur ce point, les passagers ne comprennent pourquoi toutes les délégations reçues par le Chef de l’Etat n’ont pas osé dévoiler les accords auxquels ils ont abouti. Tout le monde a sans doute compris que le dernier mot revient aux enseignants, véritables acteurs de la scène actuelle. Leurs syndicats ont réussi à inoculer la leçon démocratique à tout le monde, en toute humilité.

Le Chef de l’Etat a été compréhensif et attentif à toutes les doléances des parents, syndicats et coordinateurs des écoles conventionnées. Et manifestement, les images de ces entretiens le démontrent : une détente parfaite, camouflant à la perfection le tumulte intérieur qui habitait chacun. Cependant les éloges à peine voilés des délégations à l’endroit du Chef de l’Etat rappellent la belle époque du « Dialelo » où il suffisait de voir le « Léopard » ou « l’aigle de Kawele » pour sortir avec un large sourire, convaincu de devenir propriétaire d’une voiture et d’un immeuble dans la ville de son choix.

Le désespoir affiché par ces élèves n’est pas loin de rappeler le découragement des disciples du Christ après la crucifixion et la mise au tombeau. On en a aperçu deux qui s’en retournaient dans leur village d’Emmaüs, très soucieux du sort qui leur était jeté : « Et nous qui espérions la délivrance d’Israël ! », sous-entendu pour occuper des postes, nous voici réduits à retourner à nos moutons, filets et autres activités …

Ce tragique désespoir, je l'avais déjà lu dans les questions que me posent chaque jour mes enfants : allons-nous reprendre l'école ou c'est fini pour cette année ? Y a-t-il un parent à qui les enfants n'ont pas posé cette angoissante question ? Et ma réponse est devenue presque monotone : nous allons aux négociations et nous verrons bien ce que cela va donner.

Ces négociations n'ont pas l'air de bien avancer malgré les euphémismes des délégations. Si les réponses étaient claires et satisfaisantes, personne n'aurait mis tout le week-end de suspens. On soupçonne déjà tout le monde d'avoir quitté la présidence mouillé de cette sueur froide de la gestion de sa trahison. Car la meilleure manière d'affaiblir les négociants pauvres est de leur remplir les poches individuellement. Ce sont les méthodes antiques qui ont fait leur preuve. Ont-elles réussi, cette fois encore ? Nous en sauront davantage le lundi lors de la restitution à l'assemblée.

Alphonse-Marie

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29 septembre 2005

Retour à la case initiale

Année blanche = élections blanches !!!

C'est par ce cri que les enseignants réunis en assemblée générale à Notre-Dame du Congo le lundi 26 septembre 2005 se sont séparés. Sur les calicots que certains exhibaient on pouvait lire des menaces telles que : "Bemba joue avec le feu", "Mbudi ou rien".

Ce dernier cri était une réponse à la proposition faite par le gouvernement de payer au huissier de Kinshasa 20.516 FC (classe 35) tandis qu'au directeur, on propose 43.686 FC (classe 14). Pour l'intérieur, Lubumbashi aurait respectivement 9.000 FC tandis que le reste des provinces 6.000 FC.

La réponse du gouvernement est venue avec le compte-rendu de la réunion extraordinaire du conseil des ministres tenue ce mercredi 28 septembre 2005 à la cité de l’Union Africaine.

Le rapport de la Commission chargée des négociations avec les enseignants entendu, le gouvernement se dit étonné du revirement des syndicats SYECO et SYNECAT et a pris des mesures allant dans le sens d’une intimidation et d’une opération de charme envers les parents.

Il n’est pas normal qu’on demande aux parents de laisser aller les enfants à l’école puisque des mesures de sécurisation ont été prises. On sait ce que cela veut dire, la sécurisation de la part du gouvernement. Un incident est vite arrivé, et le parent se retrouvera avec un enfant en moins tandis que le délinquant qui l’a tué disparaîtra dans la nature. Il faudra des lustres pour obtenir un cercueil de l’Hôtel de Ville et des frais d’enterrement de la Présidence !!!

Non, aucun parent responsable n’écoute plus les radotages du gouvernement.

Même quand le gouvernement ouvre la brèche pour des arrangements particuliers entre partenaires pour une meilleure gestion des écoles, il faudra qu’un nouvel arrêté rassure les responsables des écoles pour toucher l’argent des parents.

C’est le retour à la case de départ que le président de l’association des parents des élèves catholiques préconisait déjà hier au micro d’une radio de Kinshasa. Mais ce qui n’est pas juste dans ce retour, c’est l’inégalité des frais fixés selon les humeurs des responsables d’école.

Ce qui n’est pas juste également, c’est le refus du gouvernement d’appliquer les accords datant de plus d’un an. A quand le premier palier sera d’application pour espérer en finir dans un laps de temps raisonnable ? En plus, la requête des enseignants sur l’uniformisation du statut de l’enseignant sur toute l’étendue du territoire nationale est-elle si irréfléchie pour qu’on revienne avec des salaires scindés en pools économiques ?

Une dame du Parlement a avoué hier au micro de la même radio ne pas croire dans le mensonge du gouvernement et son manque de bonne foi. Aucune parole donnée par le gouvernement n’a été prise au sérieux : les magistrats en savent quelque chose !

Madame a poursuivant en disant qu’elle était prête à partager les salaires des gagne-gros du gouvernement et de l’espace présidentiel, voire du parlement et du sénat, pour permettre à chacun de jouir justement du revenu national, solidarité oblige ! Je l’aurais embrassée, la brave maman. Elle a parlé comme une dame de cœur et non comme ce politicien maladroit qui, tout en siégeant au parlement, clamais que les enseignants n’avaient pas à leur envier d’avoir des jeeps qu’ils ont payé avec leurs indemnités de sortie en partie. Lui, on peut lui payer les indemnités de sortie pendant qu’il est en fonction tandis que l’enseignant doit grever en septembre pour se voir payé ses 3 $ de salaire net à payer des mois de juillet et août !!! (Authentique tout cela !)

Le président du groupe parlementaire du PPRD, le parti du chef de l’Etat, reconnaît que le gouvernement doit assurer un salaire décent mais avec la collaboration des partenaires financiers externes qui exercent trop de pression sur le gouvernement. J’étais tenté de me moquer de ces pressions qui permettent l’acquisition de tant de biens meubles et immeubles en un temps si record par les membres du gouvernement. La RVA serait devenue propriété de Kabila et consorts si les agents n’avaient pas vite saisi les enjeux de leur licenciements massifs.

Pour finir ses propos, Babi Mbaya, puisque c’est de lui qu’il s’agit, conseille au gouvernement de parler un même langage au lieu d’étaler ses discordances internes en reniant les signatures des vices-présidents et en évoquant des demandes de pardon, des pratiques réservées à l’église.

Le Syndicat national des Enseignants Catholiques, par la bouche de son président réfute l’accusation de vouloir cautionner une année blanche. Selon lui, pareille diabolisation ne serait pas honnête quand on connaît les sacrifices consentis par les enseignants durant ces deux décennies pour défendre notre système éducatif.

C’est dans un contexte de blocage pareil à celui-ci que l’idée était venu aux intellectuels catholiques de proposer aux parents de faire échec aux manœuvres dilatoires des gouvernants afin de sauver l’éducation nationale. La motivation des parents était intervenue comme une mesure salutaire. Elle l’est encore aujourd’hui en dépit de tous les ratés connus car personne ne responsable ne peut accepter de prendre la craie pour un salaire de faim comme celui que propose l’Etat. Préparer les leçons, les dispenser, corriger les travaux des élèves pour sortir ces jeunes êtres de la nuit de l’ignorance et leur permettre un avenir radieux, ce travail que nous appelons affectueusement apostolat mérite bien les deux ou trois cents dollars que les parents consentent de payer pour leur enfant.

La bonne prise en charge des enseignants permettrait aux parents de récupérer leurs capitaux pour les affecter ailleurs et un effet d’entraînement ne manquerait pas de se produire dans tous les secteurs de la vie. Si l’Etat cherchait réellement les voies et moyen d’aller aux élections dans un climat serein, il devrait prendre au sérieux les revendications des enseignants et organiser ce secteur si névralgique. Déverser cette jeunesse dans les rues en la privant de scolarité sera une grave gaffe que les financiers du processus électoral commettraient en abandonnant leurs poulains aller à leurs humeurs.

Les enseignants n’ont cure de menaces. Ce n’est pas un d’eux qui mettrait en péril la vie d’un enfant qu’il chérit en lui donnant cours, mais bien tous ceux qui ont raté leur scolarité et qui en veulent à ceux qui veulent s’y essayer. Et ceux-là, l’Etat n’a aucune mesure efficace contre eux car on les voit encombrer nos rues et carrefours à longueur de journée, dévalisant qui ils veulent, éliminant qui leur résiste à coup d’arme à feu ou autre. Les Ronds points Ngaba, Victoire, les marchés et autres leur servent d’abri et de logis, ils opèrent au grand jour et collaborent avec les hommes en uniforme. L’enseignant le sait, il le voit et refuse d’exposer la vie des enfants d’autrui et les siens propres à pareille dégradation.

Après cet aveu d’impuissance, signez-nous l’arrêté et nous reprendrons la craie semble crier les enseignants qui tiennent à sauver ce qui peut l’être encore. Ce n’est ni d’année blanche ni de misère que l’enseignant a peur ; c’est sa passion pour son métier qui le pousse à négocier le retour à une seule condition, un salaire décent, peu importe le mécanisme : SECOPE ou parents !

Alphonse-Marie Bitulu

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Manuel de Physique

Face à la carrence de documentation criante dans le pays, beaucoup d'enseignants ne savent plus où trouver de la matière à dispenser dans les classes.

Voici un ouvrage de physique sous presse, rédigé par M. God'El Kinyoka Kabalumuna, Chef de travaux au Département de Physique à l'Université Pédagogique National (UPN).

Bonne lecture.

Kinyokaf11.doc

Alphonse-Marie Bitulu

Kinyokaf1.doc

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23 septembre 2005

Rentrée scolaire bloquée

Chers compatriotes,

Voici l'introduction d'une réflexion sur la rentrée scolaire bloquée en R.D.Congo. Je vous le livre pour enrichissement et / ou appauvrissement selon votre humeur. Celui qui l'estime incomplet pourrait nous ajouter les éléments pour que nous comprenions mieux les enjeux et aboutissements.
Je vous en souhaite d'ores et déjà bonne lecture.
Alphonse-Marie Bitulu
Kinshasa

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Rentrée scolaire bloquée

Les enseignants du secteur publique, c’est-à-dire officiel, conventionné et ou confessionnel ont décidé de ne pas reprendre la craie. Ils exigent de l’Etat le paiement d’un salaire décent, conformément aux derniers accords signés entre partenaires de l’éducation : Vice-président en charge les Affaires culturelles et Ministre de l’éducation, les syndicats des enseignants et de la Fonction publique ainsi que les représentants des parents.
Pour toute réponse, le gouvernement a répondu via la bouche du Vice-Président en charge de l’Economie et des Finances recevant une délégation des élèves, qu’il n’y a pas d’argent. Où va-t-on trouver de l’argent pour payer les enseignants que viennent de rejoindre les fonctionnaires s’il faut appliquer le barème de Mbudi qui accorde 208 $ au huissier de la Fonction Publique et 2.080 $ au Secrétaire Général ? En plus ce barème était convenu pour être appliqué par palier jusqu’à sa mise en exécution définitive. En suppléance, les parents devaient voir leur contribution diminuer progressivement jusqu’à s’estomper pour que l’Etat prenne en charge les enseignants comme il se doit, en leur allouant un salaire acceptable sinon décent.
Faute de document original, nous ne pouvons publier les détails de ces accords.

Toutefois, ce document contenait plusieurs dispositions intéressantes qui présageaient une reprise de notre système éducatif national en main pour de lendemains meilleurs. Entre autres, la reconnaissance des échelons ou grades selon l’ancienneté et une sorte d’équivalence entre les diverses professions du secteur public. Qu'y a-t-il d'anormal qu'un ancien maître à deux pas de la retraite soit reconnu à un grade supérieur par rapport au débutant dans la profession ? Ne parle-t-on pas de junior et sénior dans d'autres secteurs (médecins, auditeurs, avocats etc.) pour exprimer la reconnaissance envers ceux qui ont accumulé de l'expérience dans le métier et peuvent servir d'encadreurs aux jeunes ?
Tout cela n’a pas connu un seul début d’exécution en dépit du budget national voté par l’Assemblée Nationale pour l’exercice 2005. Il faut bien se poser la question pourquoi le Parlement et le Sénat ne s’inquiètent pas de constater que l’année civile tend à sa fin sans que le secteur « social » n’ait connu une révision salariale consécutive aux discussions qu’ils ont tenues avant la promulgation de la loi budgétaire.
En effet, l’enseignant du primaire, diplômé d’Etat, marié est classé au grade 31 et touche actuellement 14.245 FC (soit 31 $). Depuis le mois de mai, on lui a ajouté une prime de loyer ou transport variant entre 3.000 et 5.000 FC selon l’ancienneté. Cela fait un total de 19.245 FC (soit environ 42 $). C’est un net à payer.
Le directeur de l’école primaire, avec 30 ans d’ancienneté est classé au grade 14 et touche 19.233 FC (41 $) avec la prime de transport qui avoisine 7.000 FC. Cela donne un total de 26.233 FC (soit 57 $) de net à payer.
Au secondaire, la situation se présente comme suit : Gradué (G3) ou grade 22, touche 16.993 FC avec une prime de 3.610 FC depuis le mois de mai soit un total de 20.603 FC soit 45 $. Le licencié quant à lui, est au grade 21 et touche 18.383 FC avec une prime variant entre 4.560 FC et 7.695 FC ; soit un total (au plus élevé) de 26.078 FC (soit 57 $).
C’est ce net à payer qui constitue le seul revenu auquel les enseignants doivent se référer pour vivre. Et les enseignants estiment qu’il est hors de question de revenir à un si maigre salaire car l’école, grâce aux frais perçus auprès des parents, arrivait à constituer une enveloppe globale variant de 100 à 300 $ par enseignant tandis que les chefs d’établissement atteignaient 500 voire 1.000 $ par mois selon la population scolaire gérée.
Le Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel ayant pris un arrêté interdisant la perception des frais par les gestionnaires des écoles, les enseignants se retrouvent avec un pouvoir d’achat réduit au tiers voire dixième de leur ancienne situation. Comment reprendre l’année dans ces conditions ?
C’est ce débat qui a conduit à la révolte. Si déjà avec les 200 ou 500 $, l’enseignant arrivait à peine à couvrir ses dépenses pour la survie : loyer, déplacement, nourriture, blanchisserie et autres ; il ne saurait, à coup sûr faire face à sa situation sociale en cas de réduction de ce revenu au strict minimum présenté par l’Etat.
Les écoles privées sont forcées de prendre la poursuite de la grève au sérieux car elles offrent un spectacle ridicule de continuer à fonctionner pendant que 99 % des écoles ont débrayé. L’Etat ne peut organiser valablement une année scolaire avec ce seul secteur qui ne relève pas de ses attributions et dont l’échantillon demeure insignifiant au regard de la population scolaire du pays. Car le mot d’ordre de grève est respecté sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Les Coordinateurs des écoles de province qui ont accouru à Kinshasa pour recevoir les instructions de leurs patrons vu la situation délicate dans laquelle ils sont placés, d'autant que les menaces concernent directement les responsables qui oseraient percevoir quelque frais des parents à un titre autre que les fournitures scolaires.
Le bras de fer dure depuis trois semaines et vient d'entamer la quatrième.

Le gouvernement, à la suite des désapprobations généralisées qu'il a subies manifeste des signes d’essoufflement réel et a accepté d'aller en négociation après moult tentatives de dispersion de la cohésion des grévistes avec des communiqués unilatéraux. Quelques dissensions commencent à poindre en son sein avec la déclaration de A. Ruberwa sur les antennes de la radio Okapi. Sans trop forcer la note, ce dernier ajoute au refus de J.P. Bemba la dimension repentir pour adoucir les bémols. Car son paire allait jusqu’à nier la signature d’un quelconque accord avec les grévistes alors que le document existe bel et bien.

Où est passée l'association nationale des parents des élèves du Congo ?

Un des points regrettables dans cette situation est le silence des parents. Le torchon brûlant entre enseignants et gouvernement ne semble pas les intéresser. Même la démarche de leurs enfants pour rencontrer le Vice-Président ne les a pas secoués outre-mesure. L’association des parents d'élèves du Congo est totalement invisible sur le terrain. Pour certains, c’est un aveu d’impuissance et la manifestation de leur déconfiture comme partenaire de l’éducation. La tâche d'éducateur incombe aux parents qui la délèguent à l'école pour raison de commodité. Doit-on conclure que les parents ont décidé de garder leurs enfants à la maison pour s'en charger ? Hypothèse absurde car plusieurs n'en disposent ni compétence ni temps. Ils sont plongés dans la recherche de la nourriture et autres moyens de survie. Ils ont opté pour le paiement des frais, quels que élevés qu'ils soient, pourvu que leurs enfants soient bien formés dans des écoles au profil honorable.

Pour certains autres observateurs optimistes du phénomène social, cette distance vise à appuyer les enseignants pour que l’Etat applique réellement le barème des rémunérations négocié qui ne traite pas que le cas des enseignants mais de toute la fonction publique où ils se retrouvent exerçant eux-mêmes aussi. Ainsi, le silence serait un soutien discret dans l'espoir d'une mesure salutaire pour tous. Mais là également, l'Etat joue au malin en voulant diviser pour mieux régner. Cette frange de parents ne saisissent pas les enjeux et risquent de regretter la surprise désagréable qui leur tomberait sur la tête.

Si les parents pouvaient intervenir de façon plus ferme et radicale, pour avaliser le statu ante, cela permettrait une reprise immédiate. Auquel cas, il faudrait demander au gouvernement de retirer sa mesure pour laisser l’école s’organiser comme par le passé. Un texte légal devra annuler la première mesure pour libérer l'école. Du coup cela rendrait impopulaires et le gouvernement et les parents qui s'y hasarderaient - les uns se disqualifieraient pour les échéances électorales, les autres seraient traités de traîtres bourgeois qui ne comptent pas avec la misère collective. On pousserait le courroux jusqu'à accuser  d’escroquerie cette association qui se complaît de percevoir des frais de fonctionnement sur le dos d’autres parents. Si l’Etat verse les frais de fonctionnement aux écoles, on ne pourra justifier une rubrique destinée au Comité des Parents.
Et c’est déjà cela qui est entrevu avec la mesure d’octroi de 87.000 FC aux écoles pour leur fonctionnement. Là encore, la décision semble relever d’un manque total d’équité. Toutes nos écoles n’ont pas la même taille. Même si le cycle est de six ans pour le primaire et pareil pour le secondaire, il existe des écoles primaires seules, des écoles secondaires seules, des complexes scolaires rassemblant ces deux cycles. Et même plus encore, certaines écoles organisent des classes parallèles pour faire face à la population scolaire. On se retrouve ainsi avec une école de six ou de cinquante classes. Qu’un cabinet ministériel ou qu’un gouvernement arrête d’allouer un même montant à toute les écoles indistinctement, que des responsables cadres techniques rassemblent les dirigeants d’établissement pour leur répéter que ces instructions s’appliquent à la lettre, cela relève d’une totale ineptie. Quelle cette logique qui voudrait que dans une école de cinquante classes, on utilise le même nombre de craies, de journaux de classe ou autres documents scolaires équivalent à une école de six classes ou moins ?
Les questions soulevées par cette rentrée scolaire bloquée nous ramènent sur la sellette la nécessité d’un gouvernement responsable, de transition fût-il. Quand bien même la question électorale intéresse les dirigeants au plus haut chef, la vie de la nation ne s’arrête pas pour autant. Il ne faut pas laisser pourrir la situation sociale afin de contraindre la population à tomber dans le piège de la révolte afin de bloquer le processus électoral, au prétexte d’avoir privilégié ce seul volet de l’action gouvernementale. Il y a péril en la demeure.
La Communauté Internationale n’a pas d’argent que pour les élections et les institutions. Elle vit au quotidien les affres du Congolais et devrait pousser les poulains au pouvoir à affronter la réalité avec sérénité et surtout, à résoudre les problèmes posés qui ne peuvent être rejetés sans suite. Déjà l’Unesco menace qu’au 45e jour de la grève, l’année scolaire devra être déclarée blanche. Qu’adviendront nos enfants ? Et ces écoles privées qui fonctionnent sans s’allier à leurs collègues pour faire davantage pression sur l’Etat, auront-elles des documents à délivrer aux enfants pour justifier auprès des parents les fonds encaissées ? A moins que ces parents soient "trop compréhensifs et tolérants".
Les parents les plus nantis ont tôt fait de retirer leurs enfants des écoles « congolaises » pour les placer dans les écoles « consulaires ». Voilà une autre conséquence imprévue de la situation. Et le mal s’en va vers la gangrène pour détruire tout l’organisme.

Qu'en pense l'Eglise ?

L’Eglise catholique entre autres et le Saint-Siège ne devraient pas non plus ignorer ce drame humain qui se joue à leur nez, dans un silence complice. Les encyclique Lumen Gentium et Ad Gentes n'offrent aucune marge de liberté à l'Eglise pour se soustraire, en dépit des critiques sur ses implications en matière de gestion du temporel. "Les joies et les peines des hommes de notre temps, sont les joies et les peines de l'Eglise". L’intervention de la Conférence Episcopale Nationale du Congo dans le sens d’une redynamisation de la position de l’Eglise serait la bienvenue au lieu d’un silence que d’aucuns considèrent déjà comme une reculade devant le pourrissement de la situation. On s’en va même jusqu’à menacer de s’en prendre à l’Eglise catholique car elle a été parmi les premiers à crier au stop de la contribution des parents sans étudier les paramètres. L'Eglise se doit de défendre ses fidèles contraints à un saignement financier qui ne leur offre pas les moyens de s'épanouir pleinement. Ces milliers de baptisés qui fréquentent l'école risquent de rater leur chance servir correctement l'Eglise demain si rien n'est entrepris en faveur de leur encadrement efficace.

Les questions ne font que s’accumuler sans qu’une solution soit envisageable dans un bref délai. Une assemblée générale des enseignants était convoquée vendredi, 23 septembre à Matete (St Alphonse) en vue de faire le point. Elle n'avait pu avoir lieu comme les pourparlers avec le Gouvernement n'avaient encore rien conclu. Deux communiqués différents s'en sont suivis. L'un émanant des syndicats pro-gouvernement et invitant les parents à laisser les enfants aller à l'école car tout s'était bien passé. Encore une ineptie : est-ce les parents qui ont gardé les enfants à la maison ou c'est l'école qui a demandé aux enfants de rester à la maison jusqu'au dénouement de la situation ? Le deuxième communiqué est celui des deux syndicats principaux qui ont pris la responsabilité de déclencher la grève : SYECO et SYNECAT. Ils demandent à consulter leur base lors d'une assemblée générale organisée ce lundi à Notre-Dame Ste Marie afin de restituer les conclusions des pourparlers et arrêter les décisions qui s'imposent.

A travers ces deux communiqués, tout le monde peut déceler les tendances anachroniques des poulains du gouvernement face à l'exercice de la démocratie véritable dont font montre les responsables des syndicats organisateurs de la grève.

Nous espérons que les grévistes demeureront lucides sur toutes les facettes du problème, sans céder au chantage ni aux menaces que leur profèrent les tenants du pouvoir. Ils sont dans leurs droits les uns et les autres. Le dialogue doit aller dans le sens d’un large consensus qui sauve notre système éducatif car il y va de l’avenir de toute la Nation.
Dossier à suivre !
Alphonse-Marie Bitulu
Kinshasa

Posté par Almabit à 14:28 - Education - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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