16 novembre 2006

Les dés sont tombés

"Tout est accompli !"
Que Louis Michel, Swing et consorts replient bagages.
Nous avons du pain sur la planche avec notre capitaine taciturne. Les interprêtes nous prennent pour des incultes et nous traduisent de travers sa pensée. Nous aimerions entamer l'étude systématique des faits et gestes du nouvel ancien guide pour reconstruire. L'Avenue de l'Université est devenue impraticable. Celle de Selembao, également. Je risque de n'en pas finir avec l'énumération. Toutes les routes sont foutues puisqu'elles ont été réparées par les techniciens financés par la Coopération Technique du BCCO.
Une bien bonne façon de nous enclaver.
Alors, l'heure est à la reconstruction et au développement. Un parti politique s'y est bien identifié pour bien nous rouler. Nous aimerions qu'il passe à l'action pour nous délivrer.
Plus d'encombrement. Plus de vieil opposant. La classe politique est rénovée avec les fumeurs de chanvre et les danseurs. L'heure est à la débrouillardise. Allons-y, tous ensemble pour la descente en enfer pour retirer le coltan du ventre de la terre et exporter l'uranium à tout l'univers.
Pourquoi dors-tu, Prince du fleuve ? Pourquoi crois-tu qu'il te faille user tes culottes sur le banc de l'école pour mémoriser des formules ridicules qui ne te permettent même pas de fabriquer une graine de sel de cuisine ? Sauras-tu jamais additionner deux molécules d'hydrogènes à quatre d'oxygène pour fabriquer une goutte d'eau ? "chance eloko pamba" a chancé ce griot favori des Kinois. On devient n'importe quoi de n'importe quoi, de n'importe où ! Il suffit que les ingrédients soient bien mélangés et mijotés pour qu'on obtienne une bonne sauce qui apaise la faim des hôtes. Si après, ils découvrent qu'ils ont transgressé leurs tabous traditionnels, ils auraient l'ignorance pour cuirasse et bouclier. Et la colère des ancêtres ne les consumera point ! Parole d'homme.
Réveille-toi, ô toi qui dors !
Prends ton couteau et descends plutôt à la rivière. Faute de léopard, tu pourrais tuer un boa. En l'éventrant, tu pourrais gagner ta vie et gouverner sur ses vertèbres dénudés. Le poisson glissant trop entre tes mains, tu pourrais réserver la pêche aux plus faibles de tes compatriotes : les dames et les enfants, si tu n'as pas fini de les violer et les exterminer en les enrolant dans ton service de la mort.
Tu es un vaillant combattant dont l'arme atteint le terrible Goliath en plein visage et l'effondre à tout jamais. Le gros rond a perdu la face devant le chétif David qui n'avait que sa fronde en main. Cette fronde renforcée qui tire des obus à la place de cailloux, pilotée par des revenants que l'Afrique a toujours craint avec la dernière énergie.
Achille en avait eu pour son compte avec son talon non imbibé. Quel est ton point vulnérable par où je peux enfoncer mon poignard empoisonné ?
On ne demande pas à son ennemi son point faible pour l'achever, il faut le découvrir.
Pour en faire quoi ?
Voilà la question fondamentale !
La réponse viendra du fin fond de chacun.
Les parents de l'aveugle-né n'avaient-ils pas renvoyé la question des pharisiens à leur propre fils : il a de l'âge, qu'il réponde lui-même ?"
Alphonse-Marie

Posté par Almabit à 15:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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